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Le tour du monde en 14 jours

              

Installation title  - Le tour du monde en 14 jours
 

A l'initiative de la Fondation Cartier pour l'art contemporain pour l'exposition Terre Natale, conjointement avec Paul Virilio, présentée du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009. Dans une salle, on assiste à une lecture sur deux écrans.  Deux films défilent entrecoupés par des aplats de couleurs vives,14 jours de voyages et d’impressions éphémères se répondent en double regard.

Synopsis

En juin 2008, Raymond Depardon a effectué un tour du monde solitaire en 14 jours durant lequel il a constitué un journal filmé. Il a séjourné un jour dans chaque ville: Washington, Los Angeles, Honolulu, Tokyo, Hô-Chi-Minh-Ville, Singapour, et Le Cap, essayant de comprendre sa terre natale en la confrontant à celle des autres.

En introduction du livre, Raymond Depardon écrit:

"Venant de parcourir le monde pour donner la parole aux Indiens, aux nomades, aux paysans, aux iliens, à ces minorités menacées pour qui il faut fabriquer de l'écoute, j'ai éprouvé le besoin d'affronter le monde qui est le mien, celui de la "maladie de la vitesse" que dénonce Paul Virilio, mon partenaire de l'exposition "Terre natale, ailleurs commence ici".

Je me devais de me confronter à la parole lumineuse de Paul. Lui, "le voyageur inerte" et moi le "voyageur paysan", juste avec ma caméra et quelques images en mouvement.

Pourquoi pas un tour du monde, un billet d'avion circulaire dont l'itinéraire et les escales sont imposés par des groupes de compagnies aériennes, pour aller plus vite et payer moins cher. Jouer au voyageur moderne. Faire du "non-stop circus" ou du "circumterrestre". J'allais être en orbite juste pour voir si la Terre est bien ronde... et constater la pollution générée par la vitesse.

Voyage improvisé où j'ai réussi à sauver mes désirs, celui d'aller à Washington et de revenir par Le Cap. Quand j'arrive en Afrique "dans le crépuscule des lieux", comme le dit Paul, je pense à l'hyperégoïsme qui nous menace tous dans ce monde virtuel. Que restera-t-il de la fraternité et de la solidarité si les vrais voyages qui permettent des rencontres réelles ne sont plus accessibles? La Terra Indigena n'est pas un paradis perdu, ni une réserve de ressources, elle est habitée par des femmes et des hommes comme nous. Nous nous devons rester vigilants."

Exhibition catalogue and book -   

Filmmaker and image -

Producer -

Raymond Depardon

Claudine Nougaret

Sound - Silent

Editor -

Jean-Baptiste Beaudouin

Location - Washington, Los Angeles, Honolulu, Tokyo, Ho Chi Minh City, Singapor, Cape Town
Year - 2008
Filming format - Super 16/ Kodak film / A minima camera
Image / sound format -

HD color / VCD support


 

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